Musique

LE SID : l’amour au premier plan

Dis-moi Emie, Le Sid , c’est qui ?

Rappeur à suivre, Le Sid concrétise son début de carrière avec la sortie d’un 1er album « Kokoro ». Il se distingue incontestablement par son style unique largement influencé par le R’n’B et la nouvelle scène rap. On vous laisse le découvrir !

E : Peux-tu te présenter pour ceux qui ne connaissent pas ?

S : Moi c’est Le Sid, je suis un artiste d’origine franco – camerounaise ! Je dis artiste car je ne me considère pas comme un rappeur, je dirais même plus que mon projet se rapproche du R’n’B.

Je viens de sortir mon premier projet « Kokoro » ! J’y ai mis tout mon cœur donc je vous invite à aller l’écouter.

 

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E : D’ou vient ce nom, Le Sid?

S : C’est un délire de gosse avec mes amis d’enfance. Quand j’ai commencé à rapper mes textes avec mes potes ils m’appelaient Le Sid pour me charier, dès que je leur faisais écouter un son ils étaient en mode « Ohhhh Le Sid il est trop chaud !!! ». Ça me faisait rire parce que comme eux je trouvais mes textes nuls et du coup c’est resté, j’ai décidé de le garder. Maintenant je rajoute Love le Sid parce que ma mère m’a toujours poussé à mettre en avant l’amour et je trouvais que ça donnait un petit nom cool. En plus ça matchait bien avec ma vibe.

E : Quand as-tu eu ce déclic pour la musique ?

S : Je me suis mis à rapper assez tard parce j’ai beaucoup voyagé avant de me mettre dans la musique et quand je suis revenu sur Paris je me suis pris la réalité en face, fallait que je trouve quelque chose à faire de ma vie. Je me suis posé pas mal de questions parce que je voulais vraiment faire un truc qui me correspondait, me plaisait. Inconsciemment j’étais déjà dans la musique et quand je me suis posé la question « qu’est ce que je veux faire plus tard ? » c’est ce qui me paraissait le plus logique. C’est juste que j’avais jamais essayé de le faire moi-même alors que je savais que c’était un truc dont je rêvais.

Depuis petit, quand j’étais au Cameroun, on me faisait danser sur des scènes. J’ai toujours aimé l’art en général. À l’époque j’étais un peu le genre de gars qu’on appelle un digger. Du coup j’ai commencé par les cours Florent et après petit à petit en dehors des cours Florent j’écrivais mes textes et comme j’ai dis, j’allais rapper avec mes potes.

E : Ton nouvel EP « Kokoro » est sorti le 21 mai, il t’a fallu combien de temps pour réaliser ce projet et avec qui as-tu travaillé ?

S : Alors ce projet je l’ai recommencé 3 fois, ça m’a mis à peu près 4 ans à le finaliser en tout. J’avais fait une première version avant de signer en maison de disque et j’avais même déjà commencé une deuxième version parce que la première me plaisait plus et au final j’étais toujours pas satisfait du coup je l’ai aussi retravaillé pour arriver à cette dernière version. Depuis la première version j’ai tout réécrit, j’ai juste gardé « Summer night » qui est là depuis mes premiers jets.

Après j’ai commencé avec Jaggerjazz qui a fait à peu près la moitié du projet, il y a Vivienne qui m’a aidé à le réaliser et le structurer. Après j’ai bossé sur un son avec Blaise keys, j’ai fait le son « Dreams » avec A2H et Badchieff et Mookice sur « Slave 4 you » et « Hypnotise« .

E : Tu parles majoritairement des femmes dans tes sons, mais aussi de tes amis, notamment dans « Mes frères » que tu leur dédicace. Quel message aimerais-tu faire passer à travers ta musique ?

S : J’ai employé le terme « Kokoro » parce que ça englobe bien l’idée de ce projet. « Kokoro » c’est japonais, ça signifie : le cœur, l’âme et l’esprit.

Dans ce projet, je voulais juste exprimer tous les sentiments,  ceux qui viennent du cœur que ce soit les relations amoureuses, l’amitié, les rêves, les doutes, la peur, le coup de foudre…

E : Quels artistes t’influencent le plus dans ta musique ?

S : Y’en a beaucoup ! Principalement je dirais Pharrell Williams, Kanye, Marvin Gaye

E : Dans ta musique j’ai l’impression que plusieurs styles se croisent, ce qui la rend unique. Tu décrirais comment ton univers ?

S : Je me suis influencé un peu à gauche à droite, c’est un mélange de tout ce que j’aime. J’ai pas voulu faire quelque chose d’homogène, j’ai pris tous types de sons pour parler de toutes les facettes de l’amour.
J’ai un peu grossi les traits, à l’image de la télénovelas. Tout est too much. C’est la planète des sentiments !

E : Tu t’es aussi associé à la marque PHILEO dans la création d’une paire, Peux-tu nous en parler ?

S : C’est un pote qui nous a mis en relation et ça c’est fait un peu sur un coup de tête. On s’est inspiré du projet « Kokoro » pour créer une paire, on en a fait une métaphore. Si on regarde bien la paire, la matière intérieure est un velours côtelé rouge qui représente le cœur et vu que le cœur c’est quelque chose de fragile on s’est dit qu’il fallait le protéger. Dans la vraie vie la meilleure façon de le protéger c’est souvent le gilet par balle qui est utilisé du coup on a pris le tissus qu’on met dans ces gilets.  C’est une fibre très solide mais quand on regarde bien la chaussure, le tissu est tout fripé parce que cette matière quand tu l’utilises en fines couches elle donne une impression de fragilité alors que non et on voulait jouer avec ça.

Phileo m’a appris beaucoup de chose, c’était une vraie expérience. J’ai tellement aimé que j’ai envie de bosser sur d’autres projets avec lui.

 

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Quels sont tes projets à venir ?

Le 18 juin, je suis invité à la finale du Buzz booster. Je serai sur scène pour faire un show, c’est à la place hip hop à Châtelet à Paris !

Merci beaucoup à Le Sid d’avoir répondu à toutes nos questions ! 🙂

Retrouvez le sur son compte Instagram @lovelesid et allez écouter ses sons sur son Youtube.