Art & Photographie

IVAN PEEV : son art en plein essor

Dis-moi EMIE, Ivan Peev, c’est qui ?

Ivan Peev est un jeune artiste que nous avons découvert aux Grands Voisins à Paris, quand il avait encore son atelier là-bas. Son univers nous a marqué et on a tout de suite voulu en savoir plus sur son travail. Après l’avoir suivi sur Instagram on s’est rendu compte que son travail ne faisait que grandir et entre nouveaux projets, collaborations et exposition on s’est dit que c’était le moment de lui proposer une interview pour échanger sur tout ça ! On vous laisse avec la suite !

E : Tout d’abord peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

I : Je m’appelle Ivan Peev, je suis illustrateur, graphiste et peintre. Je vis et je travaille à Paris dans mon atelier dans le 11e. Ça fait 2-3 ans que je suis en freelance depuis la sortie de mes études à Montréal. Je travaille avec de la gouache principalement, mais aussi du digital et j’essaye de ramener un message derrière chaque dessin ou travail.

E : Quel a été ton premier pas dans le monde de l’art, comment s’est construite cette passion chez toi ?

I : C’est drôle de me poser cette question vu qu’en ce moment même je fais une exposition et que le déclic que j’ai eu était il y a 10 ans (wow) quand j’ai organisé avec deux copains (Clovis Retif et Sacha Teboul) une « exposition » en bas de mon appartement dans le 10e arrondissement. C’était une petite galerie et je suis allé au culot demander à la galeriste si elle voulait bien nous exposer et du coup une semaine après on avait chacun notre mur avec nos premier dessins/installations et c’était super drôle et stimulant de voir des gens venir et y porter de l’intérêt – et surtout de revoir les choses qu’on a crée il y a 10 ans sans trop savoir où ça allait. Après ces deux jours d’exposition mes parents ont compris que je voulais faire ça de ma vie.

E : On t’a connu grâce aux Grands Voisins, peux-tu nous parler de ton expérience là bas, ce que ça t’a apporté ?

I : Je suis hyper heureux d’avoir participé à cette aventure des Grands Voisins même si je suis arrivé vraiment dans les derniers mois avant la fermeture. J’y ai rencontré pleins de personnes hyper intéressantes qui m’ont motivé d’une manière ou d’une autre. L’aspect solidaire / entre-aide qu’il y avait là-bas était incroyable. Il y avait une énergie incroyable qui me donnait envie de produire tout le temps donc je passais toute la semaine là-bas quasi 7/7 jours ! J’ai pu y créer des choses que je n’aurais pas pu faire à cause d’un manque d’espace et de matériel.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Ivan Peev (@ivanpif)

E : Tu es aussi connu pour tes personnages uniques, dont Travis que tu as notamment pu exposer à L’Espace Futur. On sait que cette exposition a été une réelle expérience pour toi en tant qu’artiste, parles-nous un peu de la création de ses personnages !

I : Travis et Mina c’est un peu mes disciples. Ils m’ont construit et vis et versa ! Ça fait 5-6 ans que j’ai créé Travis (Mina est arrivée un peu après). Travis vient de « Travis Bickle » le personnage de De Niro dans Taxi Driver – mon entourage me faisait la blague en me disant que je lui ressemblais avec les cheveux un peu plus long – du coup c’est parti d’ici. Pour Mina c’est une référence à mon arrière grand-mère en Bulgarie. Aujourd’hui je les fait apparaître sur des campagnes pour des marques, sur des dessins, des peintures… J’essaye de les faire voyager au maximum pour que le monde entier les connaissent.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Ivan Peev (@ivanpif)

E : On les voit aujourd’hui de plus en plus comme par exemple sur des chaussettes avec @labelchaussette ou encore dans la rue pour la campagne @undizfamily ! Qu’est ce que ça te fait de voir vivre tes personnages à travers de nouvelles collaboration ?

I : C’est génial de voir l’évolution des deux personnages ! Dire qu’au début je faisais ça dans mon coin sur les photos de mes potes pour rigoler – je n’aurais jamais imaginé à un seul moment qu’ils seraient aussi exposés aux travers de divers projets. Je suis tellement fier de Travis et Mina, je leur souhaite de grossir encore plus.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Ivan Peev (@ivanpif)

E : On a vu beaucoup de nouveaux projets différents sortir comme tes illustrations faites à la gouache de Lous and the Yakuza pour Spotify. On sait que tu voulais te tourner de plus en plus vers la peinture, c’est toujours ton souhait actuel ? On a cru voir que tu avais pu réaliser quelque chose pour Big Mamma à Paris aussi, tu peux nous en dire plus ?

I : J’essaye aujourd’hui de faire comprendre que mon travail se divise vraiment en deux parties : Travis/Mina pour lesquels je me mets dans un certain état d’esprit créatif, et Ivan c’est-à-dire tout le reste de mon travail qui ne concerne pas Travis et Mina. L’expérience avec le projet de Damso et celui de Lous & The Yakuza (dirigé et réalisé par Lenny Grosman) fût super intéressante car j’avais une liberté d’expression énorme et je voulais vraiment faire comprendre que je ne fais pas QUE Travis et Mina. Je suis attaché à eux mais je ne veux pas être reconnu uniquement pour ce travail.
Oui récemment j’ai fait une fresque sur un container pour BigMamma – j’y ai dessiné Travis et Mina en train de danser, boire et rigoler – ramener un peu de bonne humeur et de couleurs au vue des circonstances actuelles !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Ivan Peev (@ivanpif)

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Ivan Peev (@ivanpif)

E : Et ça ne s’arrête pas là car tu prépares également une exposition. En plein confinement certes mais on imagine que l’envie de présenter ton travail dans une galerie ne pouvait pas attendre ! Quel sera le thème de cette exposition ?

I : Oui effectivement le contexte de l’exposition est assez bizarre mais je me devais de le faire. Ca s’appelle « La Dolce Vitale » et le thème global est celui du Covid et de tout ce qui s’est passé depuis 1an et demi.

J’ai divisé ce thème en 3 parties, 3 « manques » pour être plus précis : le manque de réunions (le social), le mec dans mieux culturels (les musées) et enfin le manque de vacances (l’exutoire). Chaque thème à un univers et tente de plonger les spectateurs dans une nostalgie et de redonner de l’espoir quant à l’ouverture prochaine de ces lieux de réunions et de culture.

C’était important de le faire maintenant pour que ça fasse résonance et que ce soit cohérent avec la période. Évidemment l’exposition se fait dans le respect des règles sanitaires !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Ivan Peev (@ivanpif)

E : Quels sont tes projets à venir ? As-tu un rêve en tête que tu aimerais réaliser en tant qu’artiste ?

J’ai quelques projets pour des marques et dans la musique aussi. Je prépare un projet personnel qui devrait sortir très bientôt et qui concerne la réouverture des bars/ restaurants..
Un grand rêve serait de faire une couverture du New Yorker – ca serait la consécration ! Et sinon j’aimerais beaucoup créer une installation de Travis et Mina géante à Sofia en Bulgarie (la où j’ai ma famille) ça serait un projet très intime et important pour moi… on espère que ça se fera bientôt !

Merci à Ivan Peev d’avoir répondu à toutes nos questions !

Retrouvez son travail sur Instagram @ivanpif et sur son site www.ivanpeev.com !