Art & Photographie

SALEM : le réalisme et l’intime en peinture

Dis-moi EMIE, Salem, c’est qui ?

Aujourd’hui on vous présente Salem, une jeune artiste peintre que nous vous avions déjà présenté dans nos coups de cœur. Elle nous parle ici de ses inspirations ,  de sa technique et de ses projets. On vous laisse lire !

E : Peux tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

S : Je m’appelle Salem, j’ai 24 ans, je viens de Caen et je fais de la peinture acrylique depuis un peu plus d’un an.

E : Quand et comment as-tu découvert cet attrait pour la peinture ?

S : D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par toutes formes d’art. J’ai baigné dans un environnement créatif étant plus jeune, ma grand mère était professeure de peinture, mon oncle directeur artistique pour de grandes marques. D’autres en ont fait leur hobbie. J’ai voulu toucher un peu à tout. Ces dernières années, j’ai repris plus activement le dessin, la peinture fut pour moi une nouvelle expérience à tester. La peinture a toujours été quelque chose qui me fascinait et l’un des arts qui m’impressionnait le plus. Je crois que j’étais curieuse d’essayer.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par salem (@salemvaillant)

E : Qui sont les personnes qui ont pu t’inspirer dans ce domaine ?

S : Dans un sens assez large, je dirais que la peinture du 19e siècle m’inspire beaucoup (courant réalisme, orientalisme). Jean-Léon Gérôme est l’un des peintres que je préfère. En confondant les disciplines, je pourrai citer Renell Medrano (photographe), Hirokazu Kore-Eda (cinéaste), Spike Lee (cinéaste), Victor Dermo (mangaka) pour me montrer qu’on peut croire en ses rêves et de m’avoir permis de franchir le cap, Harmonia Rosales (peintre), Lossapardo (peintre). J’en aurai beaucoup d’autres à citer…

E : Aujourd’hui on remarque que tu as un style bien à toi et reconnaissable, comment le définirais-tu ?

S : C’est difficile de me définir encore totalement, je suis encore dans une phase expérimentale. J’aimerais tendre vers du réalisme. Des scènes de vies, quelque chose d’assez intime. Essayer de capturer ces moments simples du quotidien mais précieux.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par salem (@salemvaillant)

 E : Tu utilises de la peinture acrylique pourquoi ce choix ?

S : J’ai commencé à peindre il y a deux ans, d’abord à l’aquarelle puis à l’acrylique. L’aquarelle puisque j’étais en voyage à ce moment là et c’était une toute petite palette très facile à transporter. Puis à mon retour, l’acrylique. C’est un très bon point de départ. Plus facile à dompter que l’aquarelle ou l’huile, c’est la peinture que l’on conseille pour débuter. Elle sèche vite, on peut facilement retravailler à l’infini nos tableaux, comprendre les nuanciers etc… Mon objectif serait de peindre à l’huile dans les prochaines années, elle permet de plus jolis fondus et des détails assez incroyables, mais elle demande plus de maîtrise. Je souhaite prendre mon temps, parfois les choses sont mieux réalisées quand on ne saute pas d’étapes.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par salem (@salemvaillant)

E : Certaines peintures représentent des scènes de film, de séries, comment te viens l’idée de les peindre ?

S : Ça fait écho à la dimension d’intimité dont je parlais plus haut. Une lumière, un instant, une connexion sont des choses du quotidien que j’aimerai capturer. Certains réalisateurs m’inspirent beaucoup à ce niveau, je pourrai vous citer Spike Lee ou Houda Benyamina par exemple. Alors c’est assez instinctivement que j’ai choisis plusieurs scènes de cinéma. Il se trouve que j’avais besoin d’une base photo, et ces scènes ont été choisis de manière emphatique. Représentant cette dimension d’intimité que je recherchais. Je suis quelqu’un d’hypersensible ce qui peut être un atout dans la créativité, et parfois certaines choses me touchent profondément ce qui fait qu’en dévoilant une peinture ne me concernant pas directement, j’arrive à me livrer au passage.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par salem (@salemvaillant)

E : Tu aimerais faire de cette passion ton métier ? Quels sont tes futurs projets ?

S : Une fois ma vingtaine de peintures expérimentales abouties, je voudrai réaliser ma première série. Une première expo par la suite. Bien sûr j’aimerais beaucoup vivre de mon art dans l’avenir. Et le goal ultime serait d’être exposé à New York un de ces jours « rires ».

Merci à Salem d’avoir répondu à nos questions !

Suivez Salem sur son Instagram @salemvaillant.