Art & Photographie

HENRY DIAGNE : entre pureté et élégance

Dis moi EMIE, Henry Diagne, c’est qui ?

Toujours à la recherche de nouveaux talents, nous venons aujourd’hui vous présenter le photographe Henry Diagne. Avec ses photos pures et esthétiques nous avons voulu en savoir plus sur son parcours, son style et les personnes qui l’inspirent. On vous laisse découvrir !

E : Tout d’abord peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

H : Je m’appelle Henry Diagne, j’ai 24 ans. Je suis un photographe basé entre Paris et Londres.

E : Quand as-tu commencé à t’intéresser à la photographie ? Et plus particulièrement la photo de Mode et de Beauté.

H : J’ai beaucoup voyagé avec mes parents. Très tôt, la photo a été pour moi une façon de regarder et de garder toutes ces expériences.

Elle s’est présentée comme une évidence lors d’une année passée à Dakar. J’avais beaucoup de temps libre. À 12 ans, entre le Plateau, la Corniche et Ouakam, où l’ambassadeur du Mali côtoyait le vendeur de sardines avec son cheval et sa charrette, j’ai appris à découvrir cette ville complexe en pointant les détails de son quotidien, qui devenaient les miens en les photographiant. Ça a été mon premier travail photographique et, quelques années plus tard, mon ticket d’entrée pour une école de photo en Suisse.

Ma sensibilité à l’élégance m’a conduit vers la photographie de mode, comme une évidence. Après mes études, j’ai quitté la Suisse pour Paris, où j’ai travaillé au réputé Studio Astre, dans le 7 ème arrondissement. J’ai eu la chance d’assister de grands noms de la photographie de mode tels que Craig McDean, Paolo Roversi, Patrick Demarchelier ou encore Jean-Baptiste Mondino. Je les regardais travailler avec fascination et parfois, entre deux looks, nous échangions quelques mots. J’étais fasciné par leur capacité à voir clair, garder leur vision et rester spontanés au milieu de tous ces gens et tout ce matériel. C’est ce côté performance collective qui m’a plu.

 

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E : Comment décrirais-tu ton style en tant que photographe ?

H : En général, j’évite le spectaculaire, je pense que la beauté est dans la simplicité et dans la recherche d’une certaine pureté. Pour y arriver, la maîtrise technique, la composition et les émotions qui s’en dégagent sont les paramètres essentiels. Je trouve mon inspiration dans les interactions du monde réel : les cultures, les couleurs, les énergies et les rencontres.

J’ajouterais que ce qui compte avant tout, c’est la liberté de composer avec ce qui est. Aller au bout de ses idées en partant de l’esprit du lieu et des énergies qui circulent dans l’équipe.

La photo qui m’inspire est le résultat d’un jeu entre le cadre que je compose, le vêtement choisi et la personnalité du mannequin. Dans ma démarche, je commence par épurer pour reconstruire un univers propre à ces trois dimensions.

E : Qui sont les photographes qui t’inspirent aujourd’hui ?

H : Peter Lindberg pour son immense simplicité, Erwan Frotin pour ses visuels forts, chargés de références, Catherine Servel pour son approche inclusive et surtout Karim Sadli qui est pour moi une référence absolue de sensibilité et de composition.

E : On a trouvé tes portraits très intéressants et forts. Comment choisis-tu tes modèles ? Qu’est ce qui t’intéresse dans le portrait ?

H : Déjà merci. A vrai dire, le choix de mes modèles se fait assez instinctivement. Il faut que la personne provoque en moi une émotion. Les portraits c’est un réel échange, j’aime le dialogue avec la personne que j’ai en face, trouver quelque chose en elle qui touche ma sensibilité, l’emmener dans un univers. Si le portrait raconte une histoire, alors j’ai réussi.

 

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E : Il y a une personnalité en particulier que tu aimerais photographier ? Si oui pourquoi ?

H : Léa Seydoux. Je la trouve incroyablement belle.

E : Que souhaites-tu transmettre à travers tes photos ?

H : Je crois que les photos peuvent transmettre des énergies, j’aimerais que les miennes transmettent des énergies positives.

E : As-tu un souvenir marquant dans ton parcours que tu souhaites nous partager ?

H : Je me rappelle de la fois où j’ai appris à Olivier Rousteing à faire de l’overboard, c’était en plein shoot pour le magazine Self Service par Ezra Petronio, il voulait vraiment essayer alors on a fait quelques essais avant de se remettre au travail.

E : Quels sont tes projets à venir ?

H : Actuellement, je travaille principalement sur un projet avec l’agence créative The Border Studio qui est basée entre Londres, Paris et Dakar. Nous avons sorti notre première collaboration récemment, d’autres devraient suivre. J’aime énormément la vision multiple que cette nouvelle agence veut transmettre.

 

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Merci à Henry d’avoir répondu à nos questions !

Si vous voulez en découvrir plus sur Henry Diagne et suivre ses futurs projets, rendez-vous sur son : Instagram @henrydiagne et sur son site !