Musique

TOMA : à la découverte d’un artiste hypersensible

Dis-moi EMIE, Toma, c’est qui ?

Toma est un chanteur que nous avons découvert lors de la sortie de son dernier album  « Hypersensible ». Sa voix et son univers nous ont charmé, on a voulu en apprendre davantage sur son parcours. On vous laisse lire la suite !

E : Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

T : Je m’appelle Toma, je suis père de famille mais aussi auteur, compositeur et interprète. J’ai sorti mon dernier album hypersensible il y peu de temps.

E : Quand et comment as-tu découvert cette passion pour la musique ?

T : Je dirai quand j’étais tout petit, vers mes 6-7 ans. Après j’ai monté mon premier groupe de rap à 14 ans, c’était l’époque des groupes, on essayait de se faire connaître dans notre quartier, dans la ville. En plus de ça j’ai joué de la batterie au conservatoire pendant 10 ans donc cette passion est vraiment arrivée très tôt chez moi.

E : On retrouve une sonorité reggae dans ta voix mais dans l’instrumental de tes musiques c’est encore différent . Comment définirais-tu ton style ?

T : Je fais de la musique sincère. Je décrirais plus mon style comme de la chanson française. Pour moi il y a plusieurs sonorités dans ma voix.

E : Quels artistes t‘inspirent aujourd’hui ? 

T : C’est un peu toujours les mêmes qui m’ont inspiré, ceux qui écrivent en français comme Renaud, Brassens, Brel. Après comme artiste plus récent je dirai qu’il y a Dinos qui écrit bien et Dosseh mais je vais être plus touché par une fille comme Pomme ou Yseult. En vrai, j’écoute de tout, dès que ça me plait je prends.

E : Comment travailles-tu l’écriture de tes textes ? Dans ton nouvel album « Hypersensible » tes chansons ont un air mélancolique, on imagine que tu t’inspires de ton vécu ?

T : Mes textes sont très autobiographique, ça représente ce que je perçois des gens, ma vision du monde et de la vie. « Hypersensible » c’est l’histoire de quelqu’un qui a pas toujours été très positif mais qui a réussi à faire ce chemin vers la lumière, ce personnage c’est moi en l’occurrence. Après c’est vrai que la mélancolie c’est ce qui m’a toujours le plus touché dans la musique, d’où cette présence.

E : Tu as fait de nombreuses collaborations avec des artistes souvent issus de l’univers rap. Comment cela s’est-il passé tu peux nous en parler ? Notamment ta dernière collaboration avec Hatik par exemple.

T : Avec Hatik on se connaît depuis deux ans, on s’est rencontré au studio, on bossait avec le même producteur instrumental. À chaque fois qu’on se croisait on parlait de tout sauf de musique, on s’est hyper bien entendus. Puis arrive le jour où on en vient à se faire écouter nos sons, on a tout de suite aimé ce qu’on se présentait l’un et l’autre donc au final c’est venu naturellement pour le feat. Pour Chilla c’est un peu pareil, on s’entendait super bien, on aimait tous les deux ce qu’on se présentait. Du coup, un jour je l’ai appelé et je lui ai proposé un morceau qui était déjà prêt « Pas volé », je la voyait vraiment dessus, elle m’a directement dit  » top, je viens poser demain ! « .

E : Tu es un artiste engagé, quelles sont les causes que tu souhaites défendre à travers ta musique ?

T : Je pense pas être engagé, j’aime les gens, pour moi c’est le minimum syndical. Il faut savoir que je suis adopté et que je connais pas mes origines. Par exemple, pour black lives matter, quand j’étais petit avec mes potes on voyait bien que nos couleurs de peau étaient différentes mais ça n’a jamais était un critère de sélection, c’était un fait. C’est pour ça que dire que tu ne vois pas la couleur des gens je trouve ça insultant, c’est nier l’identité de la personne. Je suis des années 80, on a vendu le vivre ensemble et pourtant aujourd’hui on vit dans un monde pas facile par rapport à ça.

E : On imagine qu’avec ce confinement la scène te manque, tu as aussi fait de nombreuses premières parties quel a été ton plus beau souvenir sur scène ? 

T : Diam’s c’était un coup de coeur, on s’est rencontré sur Skyrock et depuis on est devenus potes. Elle a était touchée par ma musique et elle m’a fait l’honneur de m’inviter à faire sa première partie.
Après mon plus beau souvenir sur la scène je dirais que c’était une date avec Johnny Hallyday, c’était pendant sa tournée, dans la ville de Caen. Le retour des gens étaient tellement fou !!

E : Quels sont tes projets à venir ?

J’en ai beaucoup, je compte travailler sur la sortie d’un nouvel album, de faire un reportage sur sa création et bien sûr faire une tournée dès que possible !

Merci à @Toma_officiel d’avoir répondu à nos questions !

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