Musique

EAU ROUGE : un trio indie-rock originaire de Stuttgart

Dis-moi EMIE, Eau Rouge, c’est qui ? 

Eau Rouge est un groupe d’indie-rock que nous avons découvert grâce à la sortie de leur dernier clip  « I Know That You Know ». Nous avons discuté avec les garçons pour en savoir plus sur leur 2ème album en préparation, leurs influences électro et la relation qu’ils entretiennent avec la France  !

E : Tout d’abord pouvez-vous vous présenter ?

ER : Nous sommes Eau Rouge un trio d’indie pop originaire de Stuttgart dans le sud de l’Allemagne. En ce moment nous sommes à Berlin afin de finir le travail sur notre 2ème album.

E : Pourquoi ce nom français « Eau Rouge » pour un groupe allemand ? Avez-vous un lien spécifique avec ce pays ?

Jonas : Ce nom semble beau mais c’est pourtant une connotation tragique… Cette combinaison ressemble bien à notre musique. De plus, la France semble être une maison musicale depuis le début, avec des groupes comme M83 qui sont une grande source d’inspiration pour nous !

E : Vous avez récemment sorti votre nouveau clip « I Know That You Know », pouvez-vous nous en dire plus ? 

Jonas : Nous avons filmé le clip durant l’été quand la situation avec le covid s’était améliorée, mais nous étions toujours limités concernant ce qu’on pouvait faire.

Nous avons donc imaginé ce look néon des années 90 et avons décidé de nous amuser pendant le tournage. Parce que c’est aussi ce dont parle la chanson: soyez vous-même, laissez tomber la mascarade et restez vrai.

E : Votre 2ème album est prévu pour le printemps, comment avez-vous travaillé sur cet album ? Avez-vous apporter quelque chose de différent comparé à votre premier album ? 

Jonas : Oui, nous avons ajouté des nouveaux éléments à notre son et aussi ce qui était vraiment important pour nous cette fois-ci, c’était d’enregistrer ensemble les morceaux de base en live. Donc nous avons fait ça dans notre espace de répétition et dans ce processus, nous avons également défini une grande partie des sons que nous avions envisagé pour le nouvel album.

Après ça nous voulions avoir cette ambiance de fraîcheur et de nouveauté, donc nous sommes allés à Berlin aux Studios Riverside afin de faire une production supplémentaire,  vous allez aussi entendre cette influence berlinoise dessus !

E : Y a t-il un thème en particulier que vous vouliez aborder dans cette album ? 

Bo : La plupart des chansons traitent en quelque sorte de lieux, de personnes, de sentiments et de situations qui constituent ce que le terme « chez nous » signifie pour nous, en particulier sur les chansons écrites sur la route, loin de chez nous.

La maison étant un sentiment plutôt qu’un lieu pour nous, «trouver» ce sentiment dans la musique en général et dans les moments difficile c’est prendre conscience que tout ce chemin est là pour atteindre la destination. Moi j’ai compris que ce groupe et la musique que nous faisons sont ma vraie « maison ». J’aime aussi l’idée de « se retrouver et revenir aux sources »  du moins pour moi, c’est une notion puissante.

E : Nous pouvons également entendre des influences électro dans votre premier album, est-ce quelque chose que nous allons retrouver dans notre 2ème album ? 

Jonas : Oui et encore plus, mais d’une manière différente. Ce que vous entendez comme des synthétiseurs déformés sur le premier album, ce sont principalement nos guitares avec des pédales d’effets. Cette fois, nous avons davantage travaillé avec des sons rétro et aussi avec de vrais synthétiseurs et séquenceurs ici et là.

E : Vous avez joué en Europe et aux États-Unis, quel était votre concert préféré ? 

Magnus : Nous avons fait de merveilleux spectacles en Europe et aux États-Unis. Mais nous devons admettre que jouer aux États-Unis c’était plutôt excitant. Nous avons grandi tous les trois en écoutant beaucoup de groupes américains. Puis on y est aller pour faire de la musique là-bas … c’était autre chose. Nous étions vraiment inquiets de la façon dont les gens réagiraient. Cela s’est avéré être l’une de nos plus belles expériences musicales !

E : Que pensez-vous de la scène musicale indépendante en Allemagne ?

Magnus : C’est vraiment  intéressant se retrouver chez soi pour observer la scène musicale indépendante en Allemagne 🙂 Le corona a beaucoup changé cette scène musicale mais vous pouvez aussi en voir beaucoup évoluer, vous pouvez appeler ça » l’esprit pionnier « ! Les gens se préparent pour l’après et je le dis d’une manière très positive et excitante. Un parfum de libération est dans l’air !

E : Vous avez récemment signé avec Riptide Records, quel serait pour vous le meilleur endroit pour jouer et pourquoi ? 

Magnus : Simplement jouer en France serait incroyable ! Les gens en France ont un goût tout à fait unique et pouvoir y jouer serait une sorte de récompense. Je pense que ce n’est pas facile d’être accepté en France mais si les gens vous laissent entrer dans leur cœur, c’est un lien particulier. C’est ce que nous recherchons 🙂

Jonas : Je suis déjà allé au Pitchfork Festival à Paris et j’adorerais jouer là-bas

E : Pour conclure, quels sont vos projets pour le futur ? 

Magnus : De pouvoir aller dehors et jouer. Venir en France et retourner jouer aux États-Unis. Nous avons fini de regarder encore et encore des concerts live de nos groupes préférés de l’époque chez nous. Nous sommes prêts ! Notre album est presque terminé et ensuite nous le dévoilerons aux gens !

Merci aux garçons d’Eau Rouge d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !

Vous pouvez retrouver Eau Rouge sur Instagram : @eaurougemusic et Facebook