Musique

BEACH SCVM : comme un air de vacances avec ce trio toulousain

Dis-moi EMIE, Beach SCVM, c’est qui ? 

Beach SCVM est un groupe de surf pop, originaire de Toulouse, qui nous transporte aux bords de plage le temps de quelques chansons (et on en a bien besoin en ce moment !). Nous avons voulu en savoir plus sur les thèmes qu’ils abordent à travers leur musique, leur nouveau clip « Turquoise » extrait de leur prochain EP et l’amitié qui les unit !

E :  Tout d’abord pouvez-vous vous présenter  ? 

B : Nous sommes BEACH SCVM, à prononcer BEACH SCUM, un trio de surf pop, surf punk originaire de Toulouse.

E :  Vous êtes identifiés en tant que groupe indie pop, surf pop avez-vous d’autres influences qui vous inspirent ? 

B : Oui c’est ça, en concert le pop de « surf pop » se transforme en punk, il évolue en quelque sortes. Pour ce qui est des artistes qu’on apprécie en dehors de cette sphère surf rock on pourrait vous citer Lil Peep, Nirvana, Tame Impala..

E : D’où vous vient cette inspiration pour les groupes australiens / américains ?

Matteo : J’ai découvert FIDLAR à Garorock en 2013 et j’ai eu un énorme coup de foudre pour leur musique, leur esthétique. Puis la magie des recommandations YouTube a opéré et d’autres groupes dans ce style sont apparus, et c’était plein de coups de foudre, Dune Rats, SkegssWavves.. et puis je me suis rendu compte qu’ils étaient tous potes entre eux, encore mieux. C’est vraiment la musique qui personnellement me rend heureux, c’est que de la bonne vibe, ça rassemble tout ce que j’aime : le skate, le soleil, les vacances.

Maël : Je connaissais pas vraiment les groupes qui inspirent Beach Scvm avant de rencontrer Matteo, si ce n’est Wavves car j’ai séché GTA V et ils sont dans la soundtrack du jeu.

Lucas : Je me suis beaucoup éduqué à la musique américaine avec des groupes comme Green day, Sum41, Blink 182… dans la cour de récré au collège et au lycée j’avais ça dans mes écouteurs en permanence !

E : Vous abordez des thèmes tels que l’été, la plage et le soleil pourquoi ? Y a t-il d’autres thèmes qui vous inspirent ? 

Matteo : Alors j’ai vraiment une passion pour la plage et l’été, depuis tout petit il n’y a pas d’endroit où je me sente mieux qu’en vacances à la plage, j’y ai des souvenirs de fou, des sensations inexplicables rien qu’en y pensant.  Un mélange d’excitation et de nostalgie, et c’est vraiment ce qu’on essaye de retranscrire dans nos chansons, je conçois qu’à première vue mes paroles peuvent sembler niaises ou bien bateau, mais en fait c’est super personnel ce que je tente de retranscrire dans mes paroles. J’essaye de faire ressentir cette passion et ces sensations.

Parmi les autres thèmes qui nous inspirent il y a le skate, car on a grandi dans cette culture skate, qui est vraiment dingue. Il y a aussi le thème de l’amour car on ne va pas se le cacher nos chansons parlent beaucoup de ça aussi. Je tiens personnellement à ce que les paroles restent faciles d’accès, qu’elles puissent parler à beaucoup de monde et qu’elles prônent la bonne humeur. Écrire ce type de paroles est aussi comme un traitement pour moi qui suis quelqu’un d’hyper anxieux, je pense.

Maël : Sse lever le matin, respirer les embruns, le vent frais et sentir le soleil sur sa peau, c’est ça la vie.

Lucas : Les attirances envers 2 personnes ça m’inspirent à fond.

E : Vous venez de sortir le clip de « Turquoise » extrait de votre prochain EP « Sand Club », pouvez-vous nous en dire plus sur ce clip ?

Matteo : On a tourné ce clip entre les deux confinements à Gruissan Plage, lieu de toutes mes inspirations car j’y ai un chalet familial à 50m de la plage. Le but était simple, filmer de sorte à ce que cela ressemble à une vidéo de vacances familiale, ici on voit les vacances de trois potes à la plage. Ensuite avec mon petit frère Paolo Firriolo (qui réalise nos clips) on a filmé notre père, pour ajouter un contexte et une explication à cet effet VHS. Donc au début du clip c’est mon père qui me joue moi-même dans 30 ans, qui tombe par hasard sur une cassette d’une de nos vidéos de vacances, et qui se remémore de beaux souvenirs.

Si ce titre est moins joyeux c’est parce que je l’ai écrit pendant des vacances à l’île Maurice, où tout était turquoise et paradisiaque, malheureusement lors de ce voyage j’ai appris que mon meilleur ami avait de gros soucis de santé, et le bleu turquoise n’avait plus la même saveur.. une énorme tristesse dans un lieu pourtant si beau, c’est ce contraste qui est exprimé dans cette chanson. Avec des couplets presque murmurés et de refrains à la voix plaintive seule, accentuée par la reverb.

Maël : On l’a tourné dans la période “morte” de toutes ces stations balnéaires, le meilleur moment pour la nostalgie.

Lucas : Gruissan est le lieu le plus proche où l’esprit scvm est vraiment présent on était obligé de tourner ça là-bas.

 

E : Vous évoquez beaucoup l’amitié dans vos titres, vous étiez amis avant la formation du groupe ? Y a t-il des moments de désaccords et comment surmontez-vous cela ? 

Matteo : Étonnamment on s’est rencontrés pour le groupe et puis on est devenus de vrais frères après, on était dans la même classe avec Maël pour notre BTS. Un jour pour un projet les profs avaient besoin d’un groupe type rock indé, j’avais déjà créé Beach Scvm depuis quelques mois comme un projet solo et sorti un EP, c’est à ce moment que j’ai dit à Maël « Hey, j’ai un groupe solo, je sais que tu fais de la batterie, tu serais chaud de rejoindre le groupe pour faire le projet des profs? ». Puis dès la première répétition on a su que le groupe allait continuer comme ça.

On a joué en duo pendant un an, on a fait pas mal de dates et on voyait que ça plaisait bien, puis on s’est dit qu’avec un bassiste ce serait encore mieux. On a mis beaucoup de temps parce qu’on adorait bosser à deux comme ça, et on voulait LA bonne personne, ou sinon rien. Donc un jour je suis sorti de l’école, les premières années étaient en pause dehors, et j’ai dit « quelqu’un fait de la basse et est chaud d’intégrer Beach Scvm? » sans aucune conviction. Puis Lucas est direct venu me voir, le soir même il nous a envoyé des vidéos de lui entrain de sécher toutes nos chansons à la basse, en faisant des choeurs en plus, et on a de suite dit oui, et c’était parti, la formation finale, ça a vraiment ajouté tout ce qu’il fallait!!

Des moments de désaccord, oui sûrement, on se dit ce qu’il ne va pas, on rectifie ça et puis voilà, mais on se gueule pas dessus haha. J’avoue que parfois avec le stress d’une prestation je peux m’emporter vite en répétition du genre « putain les mecs c’est mort demain on ne présente pas ça, ça fait trois heures qu’on bosse cette partie et on la joue encore plus mal qu’au début » puis ils me disent « mais Matt ça fait trois heures qu’on joue sans arrêt, on est tous crevés t’inquiète on l’a cette partie ». Mais ça j’y peux rien ce groupe c’est mon bébé..

Maël : Le groupe c’est l’unité, pas trop de désaccord, tout le monde à la tête sur les épaules et sait entendre les autres.

Lucas : C’est arrivé que je me fasse tirer les oreilles par Matt quand j’arrivais en retard pour aller à Gruissan pour tourner le clip mais rien de très grave. On est bien trop soudés pour ça (Note de Matteo : ah oui là j’étais tellement énervé que je l’ai senti stressé de monter dans la voiture haha)

E : En quoi cet EP « Sand Club » est-t-il différent des autres EP que vous avez déjà sorti ? 

Matteo : Cet EP est différent parce que premièrement il n’a pas été enregistré sur GarageBand sur un iPhone, mais aussi parce qu’on l’a enregistré tous ensemble chez Maël, et qu’on a tous composé dessus.

Maël : Travail différent, un musicien en plus, un max de passion.

Lucas : C’est un EP qu’on a enregistré tous ensemble donc forcément ça change des anciens !

E : Ce nouvel EP semble moins joyeux que les 2 autres, est ce que c’est lié à la période actuelle que nous traversons ? 

Matteo : Ah bon vous trouvez? Peut être qu’inconsciemment c’est lié oui.. forcément..

E : Y a t-il des thèmes que vous n’avez pas encore abordé et dont vous voulez parler dans votre prochain EP/album ? 

Matteo : Tout ce qu’on peut vous dire c’est qu’on à déjà 8 nouvelles maquettes prêtes et que le prochain album sera incroyable. La joie est présente et les compositions nous plaisent plus que jamais, ça va être fou!!!!

Lucas : vous le verrez bien !

E : Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Matteo : La réussite? Parce que la motivation on l’a, et on se donne les moyens chaque jour d’y arriver, ça va le faire à fond!!!

Maël : Faire du vrai surf à la mer, le rêve et des concerts pitié.

Lucas : Un zénith s’il vous plaît. même 2.

Merci aux garçons de Beach SCVM d’avoir pris le temps de répondre à nos questions 🙂

Vous pouvez suivre Beach SCVM sur Instagram: @beachscvm et Facebook