Musique

BERLING BERLIN : un groupe indie rock Franco-Uruguayen

Dis-moi EMIE, Berling Berlin, c’est qui ?

Berling Berlin est un groupe d’indie rock/cold wave Franco-Uruguayen, qui a récemment sorti son 2ème EP. On a voulu en savoir plus sur leurs inspirations musicales, la particularité pour eux d’être un groupe polyglotte et le travail sur leur EP pendant le confinement !

E :  Tout d’abord pouvez-vous vous présenter  ? 

Max : Nous c’est Berling Berlin un groupe Franco-Uruguayen, né en 2017 suite à une annonce postée par Juan. Depuis ce jour, on a fait pas mal de concerts et enregistré deux EP. Et ce n’est que le début.

Juan : Courant 2016 j’ai décidé de quitter l’Uruguay (mon pays d’origine) pour venir ici en France. Peu de temps après mon arrivée, j’ai eu envie de créer un groupe de musique. J’ai posté une annonce sur un site internet pour musiciens et j’ai rencontré Hugo, puis Quentin et Max.

E : Comment pouvez-vous décrire votre musique pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

Max : On fait de l’Indie Rock/Post Punk pour faire court. À cette base on vient incorporer des petites touches de pop, d’électro etc…

Juan : Nous sommes indépendants, nous aimons faire beaucoup de choses par nous mêmes car on sent que ça prend une valeur plus importante.

E : Quels sont les groupes qui vous inspirent le plus ?

Max : Les groupes qui nous inspirent y’en a pas mal mais les principaux sont Joy Division, Interpol, The Smiths, New Order, Bloc Party, Tame Impala pour les plus gros. On suit de près ce qui se fait sur la scène actuelle aussi à une plus petite échelle.

Juan : On aime bien beaucoup de choses ! Particulièrement la scène britannique et de New-York. Personnellement, j’aime bien le musicien argentin Gustavo Cerati. Halo Maud et Melody’s Echo Chamber sont quelques artistes françaises que j’aime bien aussi.

E :  Vous êtes un groupe avec des origines différentes, cela est-il une force pour vous ?

Juan : Oui, ça dit beaucoup du monde d’aujourd’hui et de la mondialisation. C’est notre particularité. On a la chance de pouvoir écrire en 3 langues !

Max : On est un groupe qui forme un mélange homogène sur plusieurs niveaux. Musicalement, on vient d’horizons différents et c’est grâce à cela que l’on arrive à produire cette musique. On est très complémentaire.

E : Vous chantez à la fois en anglais en espagnol et en français, est-ce un moyen pour vous de toucher une audience plus large ?

Juan : Je pense que chanter en 3 langues c’est un moyen d’expression très varié. Chaque langue apporte une sonorité particulière, une intention différente, une sémantique et un langage unique.

Max : Oui mais aussi de mettre en avant une force que pas beaucoup de groupes on ou assume.

E : Vous avez travaillé ce 2ème EP pendant le confinement, pouvez-vous nous en dire plus ? 

Juan : En effet, nous avons mis plus l’influence New Wave dans cet opus. Notamment dans « Haçienda ». Nous utilisons des drums machines et des samples car c’est aussi une conséquence d’être indépendants, surtout plus au moment du confinement où l’on ne peut pas se déplacer!

Max : Quand le confinement est tombé on était en plein milieu de l’élaboration de notre deuxième EP. Après on a une manière d’enregistrer qui nous permet de faire ça n’importe où et n’importe quand. On se serait débrouillé quoi qu’il arrive.

Pour la touche électro on voulait reproduire ce qui se faisait dans les clubs de Manchester dans les années 90 pour créer une continuité dans notre musique. Notre manière d’enregistrer à travers des séquenceurs nous a aussi poussé à aller sur cette voie.

E : Vous avez récemment sorti le clip de Hacienda, quelle est la signification de cette chanson et que souhaitez-vous faire passer comme message ?

Juan : C’est à partir d’un délire que j’ai eu une fois, où j’ai eu l’occasion de voir un businessman passer à côté d’un sans abri. L’ironie de la situation m’a fait réfléchir : « quelle est la vraie différence entre ces deux hommes et, pourquoi ? ». Les deux sont le fils de quelqu’un et sûrement pères, frères. Ça parle d’un monde où l’on est sujet à être à la merci de notre employeur, du fait qu’on peut perdre son travail, son moyen de subsistance du jour au lendemain car nous dépendons de l’argent. Des personnes qui ont perdu le contrôle et qui ont tout perdu, même le contrôle de leurs vies.

E : Quel serait le meilleur endroit pour vous, pour performer et pourquoi ?

Juan : Nous aimons beaucoup “le Supersonic” à Paris. En général, nous aimons lorsqu’on génère une connexion avec le public et notre musique. À Paris, nous sommes chez nous !

E : Enfin, quels sont vos projets futurs ? 

Max : On prépare déjà quelques singles, des clips et comme tout le monde la possibilité de rejouer…

Juan : (si M. Castex le permet !)

Merci à Berling Berlin d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !

Vous pouvez suivre Berling sur Facebook et Instagram