Art & Photographie

ERWAN HIART : entre art et voyages

Dis-moi EMIE, Erwan Hiart, c’est qui ?

Mêlant la peinture, le stylo bic et le collage, Erwan Hiart est un artiste aux multiples facettes que nous avons repéré sur Instagram ! Dans cette interview, il nous fait découvrir son univers et ses projets qu’on vous laisse découvrir !

E : Peux-tu te présenter ?

Er : Je m’appelle Erwan, je suis un artiste peintre. L’art a toujours fait partie de ma vie car je dessine depuis un moment maintenant. En grandissant et en m’ouvrant sur le monde grâce à mes différents voyages, j’ai pu développer différentes techniques qui se sont intégrées naturellement à mon identité artistique.

E : Tu as grandi avec quelles références culturelles ? Qui sont les personnes qui ont pu t’influencer dans ton processus créatif ?

Er : Pour mes références, il y a le côté hip-hop qui enveloppe tout ce qui est rap américain et rap français. Après ça englobe aussi le basket, les films afro-américains etc… Donc on peut dire que je suis parti de tout ça au début et qu’après j’ai fait la transition de l’influence afro-américaine à africaine que ce soit à l’Afrique du nord, au Maghreb, à l’Afrique subsaharienne mais aussi à l’Inde. De tout ce qui était marqué culturellement.
Ces dernier temps c’est vrai que je suis un peu revenu vers l’Amérique, j’ai refait beaucoup de basketteurs par exemple.

 

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Dans les personnes qui ont pu m’influencer il y a Tupac, lui il enveloppe tout, que ce soit d’un point de vue culturel, hip hop, c’est tout ce que j’aime. Mais aussi d’un point de vue engagements et combats.
Après pendant mes années à la fac j’étais piqué par Malcom X, c’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai fait la transition afro-américaine à africaine. Pour un troisième plus récent je dirais Néfertiti, c’est une figure de la culture égyptienne, c’est une femme qui a du pouvoir, symboliquement c’est fort ce qu’elle représente.

 

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E : Dans ton travail tu nous dis que la culture hip-hop est omniprésente. Pourquoi avoir pris pour thème de prédilection cette culture ?

Er : Je suis de 1996 et j’ai un grand frère de 30 ans donc avant même d’avoir eu l’âge d’écouter quoi que soit mon frère m’a immédiatement mis sur la voie du rap. Du coup, forcément depuis tout petit ça m’a toujours influencé. Même au niveau des vêtements, quand j’étais petit je me prenais pour un ricain, je mettais des grosses chaînes et des Timberlands. J’ai grandi là dedans, c’est mon héritage.

 

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E : Comment définirais-tu ton style ?

Er : Mon style, je dirais qu’il est très instinctif, je sais jamais à quoi va ressembler ma peinture quand je la commence. On va dire j’ai une vague idée mais je ne sais pas quelle couleur je vais utiliser ni les effets que je vais apporter. Après, je dirais aussi très ethnique et féminin, comme on peut le voir la femme à une grande place dans mon art.

 

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E : Quels procédés, techniques et outils utilises-tu pour réaliser tes toiles ?

Er : J’ai plusieurs techniques. Après on va dire le premier qui m’a parlé et qui me parle encore aujourd’hui c’est le stylo. Je l’utilise pour les reliefs de la peau, après il y a la peinture avec les doigts et je me suis mis au collage aussi mais c’est jamais que du collage, je mixe avec le stylo ou la peinture. J’ai plusieurs styles au final et j’espère aussi que je continuerai de trouver d’autres techniques.

E : Comment en es-tu arrivé à la peinture ?

Er : Il faut savoir que j’ai mis beaucoup de temps à me lancer dans la peinture. Au début j’étais beaucoup plus porté sur le crayon, noir et blanc, et après je me suis lancé sur le stylo. À ce moment là je dessinais vraiment par loisir.

Au fur et à mesure plusieurs personnes m’ont dit de tester la peinture pour apporter une touche en plus. J’ai voulu me lancer mais je vais pas mentir les premiers essais étaient catastrophique. J’arrivais pas du tout à manier le pinceau et un jour sur un de mes anciens dessins fait au stylo j’ai rajouter avec mes doigts des petites touches de posca et de peinture. À partir de là j’ai peint de plus en plus avec mes doigts et c’est comme ça que j’ai trouvé mes marques. De temps en temps je peux rajouter un petit coup de pinceau pour les détails minimes, comme les yeux mais ça reste vraiment occasionnel.

 

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E : Quelle est la création dont tu es le plus fière ?

Er : Alors, y’en a trois qui me viennent à l’esprit. La première c’est le premier collage que j’ai fait. Il s’appelle Vénus, celui là m’a beaucoup marqué car c’était un pas en avant pour moi puisque c’est le moment où j’ai pu commencer à dire que mes toiles sont des œuvres.

Il y en a une aussi que j’ai faite en Chine, elle s’appelle l’Auréole. Celle là est importante pour moi parce que c’est la première fois que j’étais émue en regardant une de mes œuvres, elle m’a touchée. J’avais vraiment réussi à retranscrire toutes mes émotions dans cette œuvre.

Pour la dernière, j’étais à Cuba quand l’ai réalisé, du coup j’avais rien ramené, juste un peu de peintures mais j’avais pas de toile et il faut savoir que là bas il y en a pas. Du coup je commence à en fabriquer une avec un carton et du tissus que je scotch dessus. Le problème c’est qu’une fois que j’avais fabriqué ma toile j’avais pas d’inspirations. J’ai donc laisser ma toile de coté un petit moment. Jusqu’au moment où je rencontre une cubaine, la tante d’une amie à moi. Avec mon pote, elle nous invite chez elle, on parle, elle nous raconte pleins d’histoires et en fait cette femme me marque vraiment.

Naturellement, le lendemain on se dit qu’on va lui offrir un truc pour la remercier de son accueil et entre temps je trouve l’inspiration à fond. Donc, je fais ma toile et deux jours après je vais pour lui offrir juste avant qu’on quitte Cuba sauf qu’elle est pas chez elle. On va voir le voisin, on lui explique la situation, on lui laisse la toile et on part. Au final, ma pote nous envoie une photo de sa tante avec la toile, elle était super heureuse ! Ça m’a réchauffé le cœur de savoir ça.

 

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E : As-tu déjà eu l’opportunité d’exposer tes œuvres ?

Er : Après la fac j’ai pas mal voyagé et je suis donc parti vivre un an à Shanghai. Là-bas, je me baladais tout le temps avec mes portraits, mes feuilles, etc… Un jour on passe devant un gros bâtiment, je décide de rentrer à l’intérieur et en fait je vois qu’il y a des tableaux exposés. Du coup je fais un tour et je m’intéresse à ce que je vois. Je remarque qu’il y a des artistes chinois sur place, j’en profite pour essayer de parler avec eux et je leur montre ce que je fais. À ce moment là c’est l’art qui parle. Ils adorent et ils me mettent en relation avec la dame qui s’occupe des expos. Coup de chance, elle me trouve une place ! C’est comme ça que j’ai pu exposer mes œuvres.

E : Tu vends tes œuvres, où peut-on les retrouver ?

Er : En ce moment je fonctionne que sur Instagram. On peut y retrouver les œuvres disponibles mais aussi me faire des demandes spécifiques à partir de photos qu’on m’envoie.

E : Quels sont tes projets pour le futur ?

Er : Je réalise mon site et je vais peut être faire une autre expo d’ici peu.

Merci encore à Erwan d’avoir répondu à nos questions 🙂
Retrouvez  Erwan Hiart sur Instagram @erwanhiart !