Art & Photographie

ADRIEN RIBOU – VERIBATRIP : rencontre entre art et recyclage

Dis-moi EMIE, Adrien Ribou, c’est qui ?

Adrien Ribou est un jeune artiste que nous avons découvert sur Instagram sous le nom de Veribatrip Impliqué dans l’éco-responsabilité, il passe du temps à faire les encombrants afin de trouver ses supports. Cela l’amène à adapter son art au matériel qu’il a entre ses mains. On vous laisse découvrir !

adrien ribou
E : Pour ceux qui ne te connaisses pas, peux-tu te présenter ?

A : Je m’appelle Adrien Ribou et je suis artiste. En parallèle, je suis en école de commerce, je travail en tant que pion dans un collège et je m’occupe de plusieurs associations dont une que j’ai monté avec mon ami Victor, L’ArtOsé. Cette association propose de découvrir des artistes contemporains et leur travail, tout en mettant en valeur des causes qui nous sont chères telles que l’éco-responsabilité, le partage et l’accessibilité à l’art.

E : Quand as-tu commencé à dessiner ?

A : Je suis un créatif de manière générale, j’ai toujours aimé dessiner depuis tout petit. J’ai commencé à dessiner dans mes cahiers de cours. Je dessinais tout ce qui me passait par la tête. Au fur et à mesure j’ai commencé à dessiner sur d’autres supports et depuis je ne me suis jamais arrêté. J’ai toujours eu cette passion qui me permet de m’exprimer et j’aspire à pouvoir en vivre.

E : Qu’est ce qui te passionne et t’intéresse dans le dessin ?

A : Je dirai que c’est le fait d’être libre. Je peux faire ressortir tout ce qui passe dans ma tête et lui donner une forme, un mouvement, une couleur… Le dessin me plonge dans un sentiment de sérénité et de paix, et cela me permet de me retrouver avec moi-même. Je dessine, peint, assemble différentes choses, je n’aime pas me mettre de limite.

E : Qu’elles sont tes influences ?

A : Disons que je suis un autodidacte et que je n’ai pas vraiment d’influences. Dans le sens où je n’ai pas de noms d’artistes à donner. L’inspiration me vient de mon quotidien, de ce que je vois dans la rue, du support sur lequel je travaille. J’adapte mon imagination au matériel que j’ai entre les mains.

E : Comment définirais-tu ton art ?

A : Il faut savoir que je passe beaucoup de temps à faire des encombrants. C’est dans les encombrants que je trouve mes supports, ainsi que mes cadres. Je définirais donc mon art comme spontané et varié. Même si je dessine majoritairement des portraits (c’est ce que je préfère et maitrise le plus), je me diversifie en expérimentant tous les supports et en suivant mon instinct. J’aime laisser mon esprit vagabonder autour du sujet que je dessine.

E : Quel matériel utilises-tu pour réaliser tes dessins ?

A : Cela dépend vraiment de ce que je trouve dans les encombrants. Je peux très bien dessiner sur du bois, du métal, des toiles… J’adapte donc mon matériel à mon support. L’idée, est de donner une seconde vie au objets que je trouve. À chaque fois il en sort des surprises étonnantes, c’est un vrai plaisir. C’est la matière qui me dicte comment l’utiliser. Je cherche un peu comment jouer avec et ce que je peux en sortir. Je récupère, chine, recycle et détourne des matières et des objets du passé, comme d’anciens disques vinyles par exemple.

E : Comment tu t’es dirigée vers un art plus respectueux de l’environnement ?

A : C’est mon intérêt pour l’environnement et cela va avec le contexte actuel. C’est ma façon de vivre et aussi ma façon de penser. Créer des œuvres d’art et sauver la planète, les deux sont liés, le beau et l’utile se rejoignent. L’art peut aider les gens à vivre mieux, dans un environnement moins pollué.

E : As-tu d’autres projets à venir ?

A : Avec mon ami Victor on a pour but de mettre en place de plus en plus d’événements avec notre association. C’est vrai que le confinement et les mesures sanitaires nous ralentissent mais restez attentif.

Merci à Adrien d’avoir répondu à toutes nos questions ! 🙂
Rendez-vous sur son Instagram pour en voir plus : @veribatrip