Musique

MASOE : entre chanson française et musique urbaine

Dis-moi EMIE, Masoe, c’est qui ? 

Aujourd’hui, on vous présente Masoe. Un jeune chanteur oscillant entre chanson française et musique urbaine avec une voix unique en son genre. Dans cette interview, il revient sur son parcours, ses passions et ses projets.

E : Pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter ?

M : Je m’appelle Masoe. J’ai 28 ans, je vis à Paris et je suis auteur / compositeur et interprète.

E : Comment t’es tu lancé dans la chanson ?

M : J’ai eu la chance d’intégrer le conservatoire de musique de Pau, ma ville d’origine. J’ai commencé par le piano et le chœur d’enfants. C’est ce qui m’a donné envie de continuer et c’est ce qui m’a fait me rendre compte de la passion que j’avais pour cet art. Depuis je ne l’ai plus lâché, c’est même devenu mon métier.

 

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E : La pop urbaine à toujours était une évidence pour toi ?

M : Je ne dirais pas que mon style se résume en « pop urbaine », de base je suis très influencé par la vieille chanson française et par des artistes comme Barbara, Aznavour ou Brel. Depuis j’ai intégré le label de Dany Synthé, qui est un label de base assez urbain et je pense qu’inconsciemment mon cerveau a allié les deux styles pour en faire ce truc de « Chanson française urbaine ». Pour tout te dire j’ai découvert Booba y’a 2 ans, donc je ne suis vraiment pas un adepte et un fin connaisseur du milieu urbain/rap.

E : Comment travailles-tu l’écriture de tes textes ?

M : Ma manière de fonctionner dans la création a sans cesse évoluée depuis 10 ans. Au départ je n’écrivais pas. J’ai eu la chance d’être entouré d’auteur comme « Chaton » qui m’ont beaucoup appris. Je ne composais pas non plus. Je me suis dit que personne ne pouvait mieux transmettre ce que je voulais dire que moi même donc je me suis forcé. Aujourd’hui les choses se font très simplement, je réalise tout en quatre mains avec mon binôme de créa Kouny. C’est un compositeur qui sait laisser place à ma folie, il me suit dans toutes mes idées en apportant sa touche. J’écris généralement en même temps qu’il réalise la prod. La mélodie et le texte me viennent en même temps, c’est assez fluide et rapide.

E : On t’a découvert dans Destination eurovision était-ce la première fois que tu montais sur scène ?

M : Effectivement j’ai fais Destination Eurovision, c’était pas ma première scène mais surtout ma première TV. La scène et la TV c’est totalement différent, je suis sur scène depuis que j’ai 6 ans, j’ai eu la chance dans le sud de la France de faire pas mal de beaux projets. Mais la TV, pour moi, c’est moins alchimique, c’est très concret, codé et je pense avec le recul ne pas avoir été très à l’aise et heureux pendant cet épisode.

E : Lors de ton passage dans l’émission on peut voir que Dany Synthé et toi êtes devenus de grands amis, comment votre relation a évolué autour de la musique et comment travaillez-vous ensemble ?

M : Dany c’est un peu mon grand frère, mon parrain dans ce métier. Il m’épaule, me conseille et me guide. C’est le plus bel exemple de droiture et de travail que j’ai autour de moi. Il est assez exigeant mais j’ai très vite compris que pour avancer et y arriver c’était le bon état d’esprit.

E : Avec quel artiste rêverais-tu de faire un feat ?

M : J’aimerais beaucoup pouvoir rencontrer Tim Dup, c’est un artiste dont les textes me bouleversent. Quand j’ai une panne d’inspiration ou que j’ai l’impression d’écrire de la merde. J’écoute un ou deux morceaux de lui et ça me remet direct au charbon.

E : Peux tu nous parler de ta première date en solo pour la sortie de ton  EP « MAJE » ?

M : C’est mon plus beau souvenir de vie, pour l’instant en tout cas. J’ai vraiment porté le projet à bout de bras, parce que pour moi il était indispensable d’aller à la rencontre du public pour fêter ce projet, d’entendre résonner les mots que j’avais écrit à huis clos et de voir les réactions. La salle était comblée, le concert s’est terminé avec ma chanson « Alaska » chantée par la salle entière,  j’en ai encore des frissons quand je regarde des vidéos. C’est exactement pour des moments comme celui-ci que je fais ce métier et que je pourrais jamais arrêter.

E : Tu as récemment sorti le clip « AVE », issu de ton nouvel EP. Peux-tu nous en parler ?

M : Ave c’est vraiment le titre qui déclenche le nouvel EP qui arrive. Le premier EP pour moi était un peu une expérimentation. Il y a des choses que je regrette et d’autres que je ne referais plus pareil, avec le recul. Pendant le confinement j’ai vraiment cherché à me servir de cette expérience là pour partir sur le prochain EP et AVE est né. Plus mature, vocalement et textuellement, je me sens enfin à ma place. J’ai vraiment l’impression d’avoir bien forgée ma pâte.

En ce qui concerne le texte, j’ai voulu aborder un sentiment qui a pu me ronger, et qui parfois me ronge encore, c’est vraiment la place que j’ai dans la société et dans mon milieu de travail. Avec mes mots, j’ai voulu définir le sentiment d’incompréhension d’une personne qui parfois ne se sent pas à sa place, n’a pas l’impression d’avoir les même armes que les autres pour se battre. Je viens d’un milieu très simple, personne avant moi dans ma famille n’a été « artiste ». Je n’ai pas de référent, je suis arrivé à Paris en 2012 sans connaître personne et sans aucun contact dans ce milieu.

Tout ce qui se passe aujourd’hui, je l’obtiens à la sueur de mon front, je suis le moteur de mon projet et j’ai vraiment une belle chance d’avoir trouvé des gens aussi fous que moi pour m’aider à le réaliser (Dany Synthé, Kouny à la prod, Mad Kesler à la vidéo, Manon et Garance à la prod, Cruz au mix, etc…). J’ai une philosophie qui est de ne jamais faire les choses à moitié, c’est pour ça que jusqu’au visuel je cherche toujours à impacter, à faire réagir.

E : Quels sont tes futurs projets, as-tu de prochaines dates à venir ?

M : Le futur projet c’est surtout l’EP, un nouveau single sortira sûrement avant. En ce qui concerne les dates, la période COVID actuelle fait que c’est dur de se projeter. J’ai du mal avec le seul contact « streaming » actuel, donc j’espère pouvoir fêter ce deuxième EP en février sur scène.

Merci à Masoe d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

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