Musique

LEMONPARTY : ce trio rock français à suivre

Dis-moi EMIE, LEMONPARTY, c’est qui ?

LEMONPARTY est un groupe de rock français, composé de Valentin, Joseph et Robin. Les garçons nous parlent de l’origine du groupe, leurs influences, leur premier EP sortie le 13 mars dernier et de leurs futurs projets.

E : Tout d’abord est-ce que vous pouvez vous présenter ? Comment avez-vous créé le groupe ?

L : Dans LEMONPARTY, on est 3 gars qui aiment le rock, le rap, le metal, la funk et on vient du 94. Respectivement, il y a Valentin à la batterie, Joseph aux chœurs et à la guitare et Robin au chant ainsi qu’à la basse. Le groupe s’est fondé en 2016. À l’origine, on était que 2, sans aucun nom, juste guitare et une batterie. Robin nous a rejoint quelques temps après une petite audition où on lui a demandé de nous chanter Under the Bridge. Le coup de foudre ! 

E : Comment pouvez-vous décrire votre musique pour ceux qui ne vous connaissent pas ? 

L : C’est du rock bien nerveux, avec ce qu’il faut de mélodique et qui se prend pas la tête. Ça peut plaire autant à un métalleux adepte de gros pogos, qu’à des musiciens qui veulent entendre des riffs bien tricotés et de jolies harmonies.

LEMONPARTY
LEMONPARTY
E : Pourquoi avoir choisi ce nom LEMONPARTY ? 

L : Au départ, c’était le nom d’une de nos chansons, mais lors d’une soirée bien arrosée à la tequila paf, on a eu un vrai déclic ! Ça sonne bien, ça parle de fête, de jeunesse, autrement dit des choses qui nous parlent et nous rapprochent… On n’a pas cherché plus loin ! 

E : Quels artistes vous influencent le plus en général ? Dans le milieu de la musique ? 

L : Ça dépend pas mal, on a pas forcément tous les mêmes goûts musicaux, mais disons que comme mentors et grandes inspirations, on est sûrs de s’accorder sur les Red Hot, Biffy Clyro, Rage Against the Machine ou encore Blur. Il y en a plein d’autres, dans d’autres styles, mais la liste serait trop longue ! 

E : Vous avez récemment sorti votre premier EP, vous pouvez nous en dire plus ? Notamment votre single Blurry ? Quels thèmes vouliez-vous aborder ? 

L : Notre premier EP est sorti le 13 mars dernier, ça a été une expérience dingue pour nous ! C’est le fruit de plusieurs années de recherche, de composition et de répétitions bien barrées. Les ingés sons (Alexandre H. Alferez et Axel Beaudequin) ont fait un taf monstrueux pour que ça sonne comme on l’imaginait. Blurry a été enregistrée en même temps que le reste de l’EP, mais on a préféré la sortir en single avant, histoire de se forger un peu avant le grand saut ! 

Les thèmes des chansons sont variés, il n’y a pas vraiment de fil conducteur entre elles, mais en quelques mots ça parle de déception, de révolte, de jeunesse et d’amour comme toujours ! 

E : Comment avez-vous travaillé sur cet EP concernant la composition ? D’abord une mélodie, puis les paroles ? Vous écrivez tous les 3 les chansons ? 

L : C’est un peu le même processus pour toutes les chansons : la composition repose sur une idée, un riff, un rythme que l’un de nous ramène en répète, qu’on va tous ensemble améliorer et étirer pour en faire un morceau. Ça peut vraiment partir de pas-grand-chose, c’est ça qui est stimulant ! 

Chaque membre du groupe participe à la composition, ajoute sa patte et on se met tous d’accord. Les paroles, pour le coup, viennent toujours en dernier, parfois pas très longtemps avant l’enregistrement… 

E : Vous chantez en anglais, pourquoi avoir fait ce choix ? 

L : On chante en anglais parce que l’immense majorité de ce qu’on écoute est chantée dans cette langue. Ça nous paraît à tous logique et peut être aussi plus musical d’écrire en anglais, on ne se pose même pas la question en fait. 

E : Vous avez joué au Bus Palladium, au Gibus et plus récemment au Supersonic (l’ambiance était folle), quel a été le concert qui vous a le plus marqué ? 

L : Merci ! Pour l’ambiance ça a été le Bus Palladium, on a pris un plaisir fou à jouer là-bas et on a eu de super retours des gens ! Mais on garde un souvenir très fort de notre tout premier concert au lycée Berthelot à Saint-Maur, à l’époque où Robin ne jouait pas encore de basse sur scène, un sacré bordel ! 

LEMONPARTY
LEMONPARTY
E : Quel message voulez-vous transmettre à travers votre musique ? 

L : On n’a pas vraiment de message à faire passer, nos textes sont assez spontanés, aucune prétention de dire aux gens quoi en penser. L’important, c’est de kiffer chez soi ou encore mieux, avec nous en concert ! 

E : Pouvez-vous nous citer 3 artistes que vous écoutez en ce moment ? 

L : On n’arrive pas à se mettre d’accord alors on en donne un chacun : Thundercat, Slipknot, et Sly and the Family Stone. 

E : Que pensez-vous de la place de la scène indie rock française de nos jours (sachant que la musique urbaine est omniprésente) ? (certains groupes comme MNNQNS, Villejuif Underground, We Hate You Please Died arrivent à se créer une place) 

L : Il y a des tas de groupes supers qui mériteraient qu’on parle plus d’eux ! Nos préférés du moment, c’est Lysistrata, qu’on vous conseille d’écouter. 

E : Quels sont vos plans pour le futur ? (comment arrivez-vous à travailler pendant ce confinement ?)

L : On est déjà dans la préparation d’un deuxième EP et de nouveaux singles… Notre but est aussi de se produire un maximum en live dès que ce sera à nouveau possible, c’est là qu’on s’éclate le plus ! 

Pendant cette période compliquée, on compose par WhatsApp, un peu à l’arrache, on s’envoie des bouts de morceaux et chacun rajoute ses idées au fur et à mesure ! On a fait 2 chansons comme ça, mais on a hâte de pouvoir bosser à nouveau normalement !

Merci à LEMONPARTY d’avoir répondu à nos questions ! 

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